samedi, 07 juin 2008
Pico Bogue, un binôme en dédicace

Le couple mère (Dominique Roques) et fils (Alexis Dormal) de Pico Bogue sera demain dimanche l’invité du Progrès à l’occasion du 3e festival de la BD de Lyon
>> Alexis, qui est Pico Bogue ?
« C’est un peu l’enfant qui est en nous ou tout du moins l’idée que l’on s’en fait. Pico Bogue réagit à la fois comme un adulte et comme un enfant, il a la bonne formule au bon moment, celle qui fait mouche et à laquelle on pense toujours trop tard. Il nous permet également de donner notre point de vue sur la société et le monde qui nous entoure ».
>> Comment est-il né ?
« Le personnage s’est sculpté graphiquement au fil du temps. Petit, moi et mon frère étions très influencé par l’humour, Mafalda, Peanuts, puis plus tard Goscinny, Franquin, Brétéchet ou Larcenet. Et puis il est venu naturellement… Il nous a fallu 2ans et demi pour définir l’univers de la série. Quand aux idées, elles viennent de Dominique et je m’en empare avant un véritable jeu de va et vient entre nous. C’est surtout un plaisir pour nous de travailler ainsi, d’autant plus que mon frère est critique et parfois il nous oblige à recommencer… »
>> Quel est votre public ?
« C’est ce qui nous a surpris : lors de notre première rencontre avec le public, nous avions des enfants, des ados et des adultes : des jeunes et des moins jeunes ».
>> Votre binôme est original : mère fils. Certains sketches sentent le vécu…
« Une scène est vraiment tiré du vécu : celle du conte d’Andersen. Petit, je me rappelle me réjouir par avance lorsque ma mère qui était très sensible, pleurait en me lisant « La petite fille aux allumettes ». Non pas par méchanceté, mais parce que c’était prévisible…
>> Les dialogues jouent un rôle important même si un des plus drôles, la barre fixe est sans dialogue...
« On part toujours d’une idée de Dominique… là j’ai dévié du thème de base et c’est vrai que le gag est assez réussi. Je pense qu’un sketch muet est bon lorsque l’on n’essaye pas d’enlever des dialogues mais plutôt qu’il s’impose comme tel. Nous avons surtout eu envie dans cet album de surprendre le lecteur en alternant le style de gags et en proposant un album peu homogène. Une seule priorité, que le dessin s’adapte au texte ».
>> Une suite est déjà prête pour Pico Bogue ?
« En présentant notre proposition à l’éditeur, nous avions décidé de faire plus de sketches dès le départ, quitte à en retravailler certains pour un ou deux autres albums. Donc nous partons en effet sur plusieurs albums, au moins trois ».
>> Vous, dessinateur belge, avez fait l’école Emile Cohl, la même année que Mikaël Bourguoin ou Anthony Jean. C’est un peu un retour aux sources ?
« En cherchant, je me suis rendu compte à l’époque que certains artistes que j’appréciais sortaient de cette école. Je voulais surtout éviter un enseignement trop classique. Finalement, je ne suis pas allé jusqu’au bout puisque j’ai arrêté en dernière année : travailler seul à Lyon, c’était au-delà de mes forces. J’ai retrouvé ma spontanéité en confrontant mon dessin aux textes de ma mère et j’ai retrouvé mon style. Sans elle, je ne suis pas sûr que j’y sois arrivé ! »
> 3e festival de la BD de Lyon au Palais du Commerce, place de la Bourse – Lyon 2e. Entrée 2 euros par jour et gratuit pour les moins de 10 ans. http://www.lyonbd.com/Retrouvez l’intégralité de l’interview sur bd.leprogresblogs.fr
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05:45 Publié dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pico Bogue, Alexis Dormal, Dominique Roques, Dargaud, Progrès, stand, dédicace


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