mardi, 08 avril 2008
Julie Blanchin: écologiquement autobiographique

>> Julie, comment fait-on de la BD « écolo » ?
« Par passion avant tout mais également par hasard ! Tout à commencé par un chantier en bénévole en Amérique du Sud où j’ai découvert l’Amazonie. Je me suis pris de passion pour cette zone géographique et après avoir reconstruit des façades de rue, je suis repartie mais cette fois-ci grâce à un projet « défi jeune » avec comme objectif un documentaire. Je voulais parler de choses importantes et surtout réelles. Je suis partie avec un ami qui devait faire de la vidéo et nous avons été très sollicités. Ca s’est révélé être une vraie aventure humaine…et finalement j’ai décidé d’en faire mon projet de fin d’année ».
>> C’était de la BD ?
« Non, de l’illustration. Je faisais Arts déco à Strasbourg. Cet ouvrage était enrichi de textes d’historiens. Mais l’expérience en Amazonie m’avait emballée et j’ai eu envie de repartir avec cette fois-ci un vrai projet dessinée, vulgarisant le travail de scientifiques. J’ai été accueilli par Myriam Fournier en Guyane et le projet du « Chat du Papayo » a été édité par Ibis Rouge, éditeur en Guyane. C’était une BD qui parlait d’écologie, éditée à 2000 exemplaires. Les éditions scientifiques Quae sont tombées dessus et m’ont proposé de réaliser une suite ».
>> Quel est le thème de « Terre rouge » ?
« Je suis revenue sur un projet avec une BD et une partie vidéo. Je suis donc repartie là-bas, durant deux mois, avec un graphiste, Laurent Stick. Nous avons suivi différentes équipes de chercheurs de l’Unité Mixte de Recherche Ecofog (Ecologie des Forêts de Guyane) sur leur lieu de travail : la forêt tropicale humide de Guyane. L’occasion de présenter d’une manière différente et à la portée de tous les enjeux de la recherche en écologie forestière».
>> La partie dessinée a été réalisée sur place ?
« Non… nous avons pris énormément de photo et de films, puis tout a été rédigé et dessiné en un an avec validation du contenu scientifique par l’INRA de Nancy. C’est un récit autobiographique, donc j’ai pu l’enrichir de souvenirs et d’anecdotes… »
>> Ce n’est pas difficile de vous retrouver à Lyon ?
« C’est vrai que présenter l’ouvrage en Guyane serait un vrai plus ! En attendant, je fais la promo de celui-ci. J’habite à Lyon depuis trois ans et j’interviens dans les établissements scolaires pour parler de BD et d’écologie. De plus, je travaille désormais à mi-temps avec la MJC Mermoz en tant que chargée de mission autour du projet « Voyage au pays de la bande dessinée ».
>> Et vous projets ? Retourner encore en Amazonie ?
« Non, par contre j’ai l’acceptation d’une bourse pour aller sur une base scientifique au Pôle nord, pour un projet autour du réchauffement climatique. Je compte y aller avec un écrivain, toutefois rien n’est encore calé, il faut que je prépare le voyage ! »
Propos recueillis par David Tapissier
> Julie Blanchin est en dédicace vendredi 11 avril à 19heures au Tasse-livre, place Sathonay à Lyon 1er.
Acheter Terre rouge (1Cédérom)
22:15 Publié dans Film, Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Julie Blanchin, Guyane, Quae, écologie, video


J'ai besoin d'aide




Écrire un commentaire